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Nos projets
lun 24 avril 2017, 9h36
Posté par Sophie

Construire autrement

A Chanteloup, un nouveau quartier va bientôt voir le jour. L’Epamarne souhaite expérimenter de nouvelles techniques de construction. Ecologie Urbaine & Citoyenne accompagne l’ensemble des acteurs du quartier dans cette démarche d’innovation.

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Construire autrement, mieux, et avec des nouveaux matériaux. Afin d’aider l’Epamarne à atteindre ces objectifs, nous avons réfléchi sur plusieurs concepts, les avons déclinés, et nous avons identifié les spécialistes. Plusieurs concours ont été lancés : le projet B.Cube (BIM, bois et Bepos), le projet Miscanthus et le projet Zéro Carbone. Un nouveau projet est en cours de lancement : la Terre crue. A terme, tout un nouveau quartier verra le jour avec des logements très performants et de grande qualité. Ecologie Urbaine & Citoyenne accompagne chaque projet, depuis le programme jusqu’à l’issue de la conception.

Après ces quelques mois sur ce projet, nous en avons acquis une certitude : l’innovation fonctionne quand les acteurs sont motivés. Ainsi, c’est grâce à l’Epamarne, mais aussi à la mairie, très volontaire sur ce projet, les promoteurs, les bailleurs et les architectes, que ce quartier pourra voir le jour.

Revue de presse
ven 31 mars 2017, 12h31
Posté par Sophie

La ville égalitaire

Les femmes dans l’espace public : une question pour les urbanistes ? Plusieurs acteurs – institutions, organisations publiques et privées mais aussi chercheurs – s’intéressent au sujet et proposent des solutions diverses.

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Fin 2016, la Mairie de Paris a dévoilé le premier guide méthodologique pour construire une ville égalitaire.

Ainsi, le nouveau guide « Genre & espace public » met en évidence « les questions à se poser et les indicateurs pertinents à construire pour un environnement urbain égalitaire » et s’adresse « aux urbanistes et aux acteurs chargés de l’aménagement, la planification, l’organisation, l’animation et la régulation de l’espace public ». Le but est de les accompagner dans les choix urbains afin que ceux-ci répondent à l’impératif d’égalité, notamment en généralisant les nouvelles initiatives destinées à favoriser la mixité de l’espace public et à rendre les villes plus adaptées à tous les usages.

En effet, un constat se fait de plus en plus prégnant : l’espace public est majoritairement occupé par les hommes. Yves Raibaud, géographe spécialiste de la géographie du genre, s’intéresse depuis de nombreuses années sur la question et affirme que « la ville (est) faite par et pour les hommes » dans son ouvrage du même nom.

Lors de la conférence « Genre et Urbanisme » organisée par l’association Magistram de Paris 1 le 14 décembre 2016, Léa Delmas, présidente de FéminiCités, a également évoqué que « ces mécanismes sont complexes et nécessitent de faire l’objet d’études spécifiques et d’action militante en faveur d’un « empowerment » ou « capacitation » des femmes dans l’espace public, c’est-à-dire concevoir les outils pour que ces dernières s’en emparent et se l’approprie. Alors que les femmes sont sous-représentés, et peu favorisées dans les instances démocratiques de construction de l’espace urbain, l’enjeu d’une présence de ces thématiques dans les formations des futurs expert(e)s et décid(euses)eurs est énorme ».

Côté urbanisme, la question d’un label haute qualité d’égalité (HqEg) a été évoquée dès 2011 lors d’une étude sur l’usage de la ville par le genre mené sur Bordeaux Métropole (co-production A’urba – ADES-CNRS). Suite à cette publication, Marie-Chritine Bernard-Hohme, urbaniste pour A’urba, déclarait en 2013 que « ce label de Haute qualité d’Égalité humaine (HqEg) est un clin d’œil à l’injonction de nos cités HQE. Il pourrait récompenser les cités qui ont fait l’effort d’aménager et d’animer leurs espaces publics pour mieux mixer les publics féminins et masculins. Cette volonté de justice spatiale alimenterait une ambiance urbaine réussie et s’accompagnerait d’une réelle parité dans les institutions ».

Différentes initiatives ont depuis vu le jour. Le numérique a développé des applications comme « Handsaway » qui « lutte concrètement contre les agressions sexistes dont sont victimes les femmes dans l’espace public et dans les transports en commun en permettant notamment d’alerter, de témoigner, ou encore de devenir un “street angel”, une personne qui reçoit les alertes des victimes d’agressions sexistes commises à proximité ».

Nos projets
mer 7 décembre 2016, 17h25
Posté par Sophie

BIM, BOIS, BEPOS : Le B Cube, tout un concept

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Engagé pour l’innovation, l’EPA Marne a lancé deux opérations de logements à Chanteloup-en-Brie appelées B3 (B Cube). Ce nom se réfère à son concept innovant : un projet à énergie positive, atteignant le label BEPOS, conçu en grande partie en Bois et intégrant une maquette BIM.

Ce projet reflète les innovations actuelles dans la construction :

– Le développement de bâtiments à énergie positive : Le label BEPOS vise à obtenir des bâtiments peu consommateurs et producteurs d’énergies renouvelables. Aujourd’hui, l’autosuffisance énergétique est recherchée pour un véritable circuit court à l’échelle du bâtiment.

 – Le recours aux matériaux biosourcés : Le bois est un matériau d’origine naturelle, dit biosourcé, aux nombreux avantages : le stockage du carbone (s’inscrit dans la logique du nouveau label 2018 « énergie-carbone »), l’utilisation d’une matière renouvelable et locale (si le bois est issu de forêts peu éloignées et gérées durablement), et la préfabrication en atelier (chantiers plus rapides, éléments constructifs de meilleure qualité et coût environnemental moindre).

 – La modélisation des projets par une maquette numérique BIM (Building Information Modeling) : Il s’agit d’une maquette déclinant l’ensemble des composantes du projet, ce qui permet une meilleure lisibilité et fluidité dans la conception, une compréhension partagée entre les différents partenaires et une réflexion plus fine sur la réduction des coûts et la gestion future.

Ecologie Urbaine & Citoyenne, en tant qu’AMO (Assistant à maître d’Ouvrage) a aidé à l’élaboration de ce concept innovant et assiste l’EPA Marne dans le suivi de ces projets jusqu’à leur livraison.

Nos projets
lun 4 juillet 2016, 8h48
Posté par Sophie

Les jeunes d’Ecologie Urbaine & Citoyenne

Trois profils, trois parcours de vies, mais des envies communes. Si Lucie, Claraluz et Alejandro ont des vies différentes et bien remplies, il n’en demeure pas moins le désir partagé de travailler en accord avec leurs valeurs et une vraie curiosité aussi bien personnelle que professionnelle.

De gauche à droite : Claraluz, Lucie, et Alejandro. Crédit : C. Keiser
De gauche à droite : Claraluz, Lucie, et Alejandro. Crédit : C. Keiser

Curieuse de nature, Lucie a découvert la géographie physique (climatologie, biogéographie, géomorphologie, …) et les enjeux d’environnement lors d’un master en urbanisme. Elle se passionne pour ces problématiques et choisi un Master spécialisé sur la ville durable à l’Institut Français d’Urbanisme. Elle intègre EU&C en octobre 2015 où elle travaille depuis sur des missions diverses, que ce soit de l’assistance à maîtrise d’ouvrage ou des missions en lien avec les Agenda 21.

Claraluz et Alejandro ont de leur côté parcouru quelques milliers de kilomètres avant de rejoindre l’équipe EU&C.

Né en Argentine, Alejendro commence ses études par une licence en Philosophie à Montevideo (Uruguay). Il vient travailler en France en 2009 avant de reprendre ses études avec un Master 1 en Sociologie Urbaine à l’Université Lumière Lyon 2 et un M2 Environnements Urbains à l’École d’Urbanisme de Paris. A Ecologie Urbaine & Citoyenne, Il appuie les chargés de mission sur différents projets, notamment dans l’évaluation, le suivi et l’analyse des performances environnementales.

Autre pays, même continent. Etudes de communication et de médiation culturelle au Brésil, cours de cinéma à Paris, stage de permaculture en Inde, sans compter ses vadrouilles autour du globe (Amazonie Mozambique, Chine et Tibet, Mongolie, San Francisco…) Claraluz aime voyager et l’applique personnellement aussi bien que professionnellement. Elle rentre à la Sorbonne en 2012 pour faire une licence de Géographie avant d’enchainer avec un Master en Urbanisme et Aménagement du Territoire. Elle a rejoint l’équipe d’EU&C en avril où elle travaille notamment sur le Guide d’évaluation des projets d’aménagement et développement durable de Bordeaux Métropole.

Les trois jeunes d’EU&C ont des convictions personnelles qu’ils développent dans leur vie personnelle aussi bien que professionnelle. Ainsi, fraichement diplômée, Lucie travaille en 2015 sur les thématiques du changement avec un petit collectif « Building the Change » qu’elle crée avec une amie architecte. Elle en profite pour participer à la Shanghai Summer School de l’université de Tongji en Chine sur l’urbanisme durable.

Claraluz s’engage de son côté en 2015-2016 sur un projet de recherche-action avec l’association Pérou sur la « Nouvelle Jungle » à Calais, où environ 6000 migrant-e-s vivent et attendent de traverser pour l’Angleterre ou d’avoir des papiers français. « Ce que j’aime bien à EU&C est la possibilité de lier le travail à mes convictions et militantisme », explique Claraluz. « Je ne crois pas que je pourrais travailler dans un bureau où je ne suis pas en accord avec leur vision de l’urbanisme et de la vie. J’aime bien la vision et la philosophie d’EU&C et de son équipe. »

« Il y a une dynamique intéressante, une vraie volonté d’accompagner le changement, d’innover, d’aller plus loin et de proposer un nouveau regard » complète Lucie. En effet, EU&C travaille sur une démarche participative qui vise à définir et à mettre en place de nouveaux services ou produits visant au développement des activités d’EU&C, notamment en lien avec les nouveaux outils numériques ainsi que la place de la démocratie participative. Alejandro appuie Sophie Lebreton, fondatrice d’EU&C, dans le pilotage de cette mission.

Dans ce même cadre de développement, Lucie et Claraluz se penchent depuis plusieurs mois sur les questions d’innovation dans l’aménagement, avec un focus sur différentes thématiques dont l’agriculture urbaine et le recyclage des matériaux.

En dehors de leurs voyages autour du monde et des cultures, les jeunes d’EU&C remplissent bien leur temps libre avec des activités diverses et variées : peinture, danse, photographie, Backgammon, écriture.. Entre curiosité de la vie et échanges d’expériences, l’énergie ne manque pas au sein de l’équipe !

 

 

 

Nos projets
jeu 16 juin 2016, 15h30
Posté par Sophie

Ecologie Urbaine….et Citoyenne

Nouveaux membres, nouvelles missions : « Ecologie Urbaine » devient « Ecologie Urbaine & Citoyenne ».

Les nouveaux bureaux parisiens d'EU&C se situent à deux pas du parc des Buttes Chaumont.
Les nouveaux bureaux parisiens d’EU&C se situent à deux pas du parc des Buttes Chaumont.

En accueillant de nouveaux partenaires  et de nouvelles collaborations, Ecologie Urbaine complète son nom afin de mieux mettre en avant son engagement citoyen et démocratique.

Gaëlle Barbe, nouvelle partenaire d’Ecologie Urbaine et Citoyenne, est consultante en concertation publique et communication. Diplômée de l’Institut Français d’Urbanisme, elle intervient depuis plus de dix ans dans des démarches de concertation et de gouvernance appliquées aux projets de développement durable. Depuis le début de son activité professionnelle, elle s’est mobilisée sur la participation des habitants à la construction des politiques publiques.

Pour Ecologie Urbaine et Citoyenne, la démocratie participative est incontournable pour que, dans une démarche « ascendante » et contributive, la société civile soit associée à l’écriture du projet collectif et à sa mise en œuvre.

Au delà de la citoyenneté, Ecologie Urbaine et Citoyenne réfléchit en permanence aux changements qui l’entourent et aux évolutions des pratiques. Depuis plusieurs mois, toute l’équipe est engagée dans une réflexion autour des questions du numérique, de l’innovation et des nouvelles formes de participation et de communication. Pour cela, elle s’est entourée de deux professionnels, chacun expert dans leur domaine : Gabrielle Carpel, journaliste, et Olivier Roelants, ingénieur numérique.

Enfin, pour acter ces évolutions, Ecologie Urbaine & Citoyenne est fière de vous présenter son nouveau logo « revisité ».

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ÉvènementsNos projets
lun 6 juin 2016, 9h53
Posté par Sophie

Quand les habitants construisent leur Agenda 21

Lors de la semaine du développement durable, Ecologie Urbaine a fait participer les habitants à l’élaboration du plan d’action pour l’Agenda 21 de Mérignac.

Les habitants ont pu redécouvrir de manière différente leurs habitudes alimentaires.
Les habitants ont pu redécouvrir de manière différente leurs habitudes alimentaires.

Cinq stands pour présenter et faire réfléchir les habitants sur le développement durable et sur quatre thématiques : ville zéro déchet, à énergie positive, déplacements et alimentation. Histoire de casser le cycle des réunions publiques auxquelles seuls les habitants déjà sensibilisés participent, Ecologie Urbaine, qui appuie la Ville de Mérignac dans l’élaboration de son Agenda 21, est allé s’installer au beau milieu de la place du marché samedi matin, à la rencontre des habitants.

Ces stands, chacun animés par trois à cinq personnes, ont permis aux passants de participer aux animations ludiques et de voter pour les actions à mettre en place par la ville. Le jeu de l’alimentation par exemple a rencontré un franc succès. A l’aide d’un jeu de cartes, les habitants devaient composer leurs menus sur une journée complète. Les mêmes menus étaient ensuite recomposés avec un autre jeu de carte qui comportait en plus les chiffres des calories et des équivalences émission de gaz à effet de serre de chaque aliment. Chacun a pu ainsi mieux se rendre compte de ce qu’il ou elle mangeait, et se rendre compte que le choix alimentaire avait un gros impact sur le climat.

L’idée de cette fête était bien sûr d’aller à la rencontre des gens. Et pour bien préparer cet évènement, Ecologie Urbaine s’est associé avec un panel d’habitants de la ville qui avaient déjà travaillé sur le magazine municipal ou qui étaient intéressés par le sujet. Après leur avoir présenté le travail qui avait été fait et les idées auxquelles Ecologie Urbaine avait abouti, le panel a choisi les thèmes qui lui semblaient les plus importants et que les habitants pourraient eux-mêmes porter. Enfin, les participants sont même allés plus loin en se portant volontaires pour accompagner les membres d’Ecologie Urbaine et de la ville afin d’animer les stands le samedi matin.

Une journée très conviviale (malgré un temps maussade), qui a permis de toucher des gens un peu différents que d’habitude. Certains ont même été surpris de ce qu’ils ont découvert à travers les animations. Et de son côté, Ecologie Urbaine va maintenant pouvoir intégrer les suggestions des habitants dans le plan de l’Agenda 21 de Mérignac.

A gauche, les habitants votaient pour les actions qui leur semblaient les plus importantes. A droite : ils pouvaient ajouter les actions auxquelles ils pensaient.
A gauche, les habitants votaient pour les actions qui leur semblaient les plus importantes. A droite : ils pouvaient ajouter les actions auxquelles ils pensaient.
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mar 31 mai 2016, 16h11
Posté par Sophie

Le réseau d’Ecologie Urbaine

Nous sommes heureux de vous présenter le réseau Myriade.

 

Depuis plusieurs années, nous nous réunissons régulièrement pour débattre ensemble des enjeux de développement durable dans nos métiers et nos missions. A l’initiative d’Ecologie Urbaine, ce réseau regroupe des personnes et des entreprises mobilisées sur ces questions de transition, d’énergie, et de démocratie dans la ville. Depuis le début, deux principes essentiels nous tiennent à cœur : la bienveillance et la convivialité. Aujourd’hui ce réseau s’est donné un nom : Myriade.

Nos projets
mar 29 mars 2016, 14h36
Posté par Sophie

Une boite à outil collaborative pour agir sur le climat

Afin de nourrir le développement durable des Docks de Saint Ouen, Ecologie Urbaine, avec Maude Métais de Sequano et Aria Technologies, a réfléchi à un outil numérique permettant aux habitants de s’informer et de participer à la vie durable de leur quartier. Un « tableau de bord du quartier » est à l’étude.

Source : The AGILE Landscape Project
Source : The AGILE Landscape Project

 

Imaginons un futur très proche où habiter dans un quartier serait synonyme de vivre son quartier, connaitre ses particularités et participer à son évolution. Se promener dans la rue permettrait de « voir » les émissions de gaz à effets de serre émis par les bâtiments environnants, ou encore le nombre de visiteurs journaliers du parc à côté duquel on passe grâce à son smartphone ou ses « google glass ». Voir « par-dessus » sa rue – en réalité augmentée – divers phénomènes non visibles tels que les réseaux de collecte des déchets ou de distribution de chaleur.

Le projet « Num-Dock », initié par Ecologie Urbaine pour les Docks de Saint-Ouen et retenu comme projet exemplaire dans le cadre d’un programme européen Kic Climat, fait le pari que les technologies numériques peuvent se conjuguer avec les objectifs du développement durable pour construire un cercle vertueux pour le quartier. Il doit définir et mettre en œuvre un « tableau de bord énergie-climat du quartier ».

Dans la ville, les informations issus des réseaux d’énergie (réseaux de chaleur, de froid, d’électricité, d’éclairage public, etc) créent des systèmes énergétiques intelligents. L’idée est d’utiliser ces « smart grids » afin d’optimiser l’utilisation en temps réel des sources énergétiques les plus efficientes (maîtrise des consommations énergétiques, limitation des émissions de GES).

Tableau de bord du quartier

Pour les habitants du quartier, cela signifierait que chacun peut, à tout instant, aller consulter sa consommation énergétique pièce par pièce – et ainsi identifier les sources potentielles d’économies et les éventuels dysfonctionnements – mais aussi la comparer à celle des logements du même type dans le quartier, se renseigner sur la mobilité du quartier (calcul des itinéraires, disponibilité des Vélibs et Autolib..), etc.

Ce « tableau de bord du quartier », accessible à tous, se veut simple d’utilisation et doit rendre les phénomènes liés au développement durable plus concrets, plus compréhensibles et plus « désirables » pour les habitants du quartier.

Cela implique que les utilisateurs disposent d’informations leur permettant d’agir en tant qu’acteurs responsables et de faire évoluer leurs comportements. Ce tableau de bord doit permettre les conditions d’un rôle proactif du citoyen, enjeu tout aussi important que l’enjeu environnemental.

Par ailleurs, un tel système permettrait de vérifier, pour la collectivité et l’aménageur, la performance énergie-carbone.

Le futur tableau de bord pourrait traiter le suivi des mesures et performances suivants :

  • Énergie : à l’échelle du bâtiment, suivre les consommations par logement et par usage (chauffage, eau chaude, électricité, etc.) ; à l’échelle du quartier suivre les consommations d’énergie par usage (privées et publiques (notamment éclairage)),
  • Mobilité : développer des outils innovants de captation, de partage et d’analyse des données de mobilité ; (flux de tous les modes de transport (automobiles, TC, vélos, marche, etc. et stationnements),
  • Qualité de l’air : développer un outil participatif de suivi de la qualité de l’air (pollution, luminosité́, lumière…) – (exemple : projet Smart Citizen à Barcelone ou Montre Verte à Paris),
  • Eau : suivre les consommations par usage au sein du logement (douche, toilettes, lavabos, lave-vaisselle, lave-linge, autres) et au global par bâtiment ;
  • Déchets : suivre les quantités de déchets introduites à chaque borne de collecte pneumatique permettant la différenciation OMR/recyclables par bâtiment,
  • Matériaux : effectuer le suivi des matériaux entrants et sortants du quartier dans le cadre des travaux de construction ;
  • Ambiances sonores : mettre en place un système de mesure du bruit (exemple : projet NoiseTube).

Pour un certain nombre de ces données, l’information existe et est disponible avec l’accord des occupants et des opérateurs (par exemple électricité, chauffage, déchets, etc.). Par contre d’autres informations doivent être instrumentées (ex. comptage des flux de mobilité, instrumentation qualité de l’air, etc.).

Num Docks est en marche aujourd’hui et des forums ont été menés pour préciser le projet avec les opérateurs du quartier mais également avec les habitants.

Le Pôle Energie
Le Pôle Energie

 

Évènements
mer 13 janvier 2016, 11h30
Posté par Sophie

Ideas Laboratory imagine les villes de demain

Le « Ideas Laboratory », « plateau d’innovation mutualisé » rassemblant experts, industriels et chercheurs, s’est penché sur la ville de demain. Baptisé « Cité 2030 », ce projet mené en mode collaboratif avec les 50 participants a publié ses premiers résultats.

Cite 2030

« A Self City,  la démocratie participative, la solidarité économique et sociale, le souci de l’environnement et l’économie circulaire sont les bannières de la ville. »

C’est ainsi que se présente « SeflCity », la « ville-réseau de villages solidaires et durables », l’un des quatre concepts de villes futuristes inventés par le Ideas Laboratory et ses partenaires. Dans cette ville qui pense « petit et proche », les citoyens peuvent mettre leur vélo dans les trams adaptés et arroser leur jardin citadin grâce à la récupération des eaux de pluie.

Initié en 2011, le projet Cité 2030 rassemble 50 participants aux profils variés (grands groupes français, R&D, université…). Leur but : imaginer à quoi pourraient ressembler les usages dans les villes de demain. Pour cela, ils se sont penchés sur les fonctions clés d’une ville (le commerce, le travail, les loisirs…) afin d’inventer ce dont les citoyens de demain auront besoin et envie. Il en est ressorti une vingtaine de concepts, allant de la mobilité partagée (avec des trams adaptés aux vélos) jusqu’à la médecine en ligne.

Les quatre villes imaginées :

– Planet City : la ville du smart sweet home

– Castle city : une ville forte active et attractive

– Self City : la ville réseau de villages solidaires et durables

– Patchwork City : la ville aux quartiers spécialisés et privatisés

Certains des concepts proposés par Cité 2030 seront expérimentés afin d’évaluer l’appétence du public pour les ruptures d’usage qu’ils pourraient entrainer. Le développement technologique nécessaire aux concepts les plus intéressants sera ensuite confié aux laboratoires partenaires d’Ideas Lab.

ÉvènementsNos projets
mer 13 janvier 2016, 9h53
Posté par Sophie

Les habitants, véritables experts d’usage de la rénovation énergétique

L’Union Sociale pour l’Habitat (USH) et le Plan Urbanisme Construction Architecture (Puca) ont publié un guide de bonnes pratiques à usage des organismes Hlm, conçu avec Ecologie Urbaine.

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Aujourd’hui, la rénovation énergétique des logements est un enjeu majeur des organismes de logement social. La participation des habitants conditionne la réussite des projets d’une part parce que le confort et la qualité de vie sont des objectifs très interdépendants de la performance énergétique, et d’autre part parce que les habitants sont les acteurs les plus influents de la réduction des consommations  énergétiques de leur logement.

Dans le cadre du programme REHA (Requalification à haute performance énergétique de l’habitat), l’USH et le PUCA se sont associés les services d’Ecologie Urbaine pour concevoir un guide pour faire participer les habitants aux opérations de rénovation énergétique de leur bâtiment.

Le guide met l’usager au cœur de la rénovation énergétique et propose les 8 clés pour une opération réussie en s’appuyant sur des exemples de démarches participatives françaises et étrangères. Une boite à outil pédagogique et opérationnelle est déclinée par grandes phases de l’opération de rénovation pour permettre aux habitants de devenir de véritables experts d’usage .

Les solutions proposées peuvent être utilisées de manière indépendante les unes des autres. Elles sont utilisables dans les opérations dont le caractère énergétique est dominant mais aussi dans le cadre de requalification visant une approche plus globale de l’habitat.

Pour réussir, la participation des habitants doit être définie, explique le guide, en amont de l’opération. Il s’agit d’établir une stratégie qui servira de fil conducteur. Celle-ci doit notamment établir les moyens à consacrer à la démarche (comme par exemple un budget participatif géré par les habitants), la formation à prévoir pour que les usagers puissent s’exprimer en tant qu’experts, l’animation à prévoir tout au long de l’opération, etc.

Pour en savoir plus : le guide complet « Transformation du bâti et amélioration énergétique : comment impliquer les habitants ? ».